SOCIÉTÉ : LA GÉNÉALOGIE SUCCESSORALE, UN DOMAINE MÉCONNU EN CÔTE D’IVOIRE, LAURENT AUDIFREDI NOUS EN PARLE…
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SOCIÉTÉ : LA GÉNÉALOGIE SUCCESSORALE, UN DOMAINE MÉCONNU EN CÔTE D’IVOIRE, LAURENT AUDIFREDI NOUS EN PARLE…

Monsieur Laurent AUDIFREDI, Directeur des Recherches Internationales de l’étude de  GOUTOT ROEHRIG qui est une étude de GÉNÉALOGIE SUCCESSORALE est à notre micro pour nous expliquer l’importance de son activité. Cette interview s’est déroulée au Sofitel Hôtel Ivoire d’ Abidjan le jeudi 24 Avril 2025 .

ETOILE D’AFRIQUE :  Pouvez -vous nous parler de votre  Entreprise ?

Laurent AUDIFREDI :

Notre  activité est une activité de Recherche d’Héritiers , en France dans un premier temps , en Europe  et dans le monde entier .

Nous sommes missionnaires principalement par des Notaires , des Banques , des Avocats ,des Mairies pour rechercher des Héritiers dans le monde entier . Je fais parti du département International de l’étude de  GOUTOT  ROEHRIG à travers le monde entier à notre sens en dehors des frontières françaises.

ETOILE D’AFRIQUE :  Est ce que vous avez des Représentants en Côte d’Ivoire ?

Laurent AUDIFREDI ;:

.Non, on n’est pas encore implanté en Côte d’Ivoire par contre on travaille régulièrement en Afrique, nous sommes justement mandaté par des Notaires à l’étranger pour ensuite trouver des Héritiers dans le monde entier donc  fraternellement nous sommes  amener à faire des recherches en Afrique ,justement on travaille régulièrement en Côte d’Ivoire au Sénégal, Madagascar  Algérie, au Maroc…

ETOILE D’AFRIQUE : Est-ce que votre activité est facile ?

Laurent AUDIFREDI :

La quête des Héritiers , une affaire assez complexe mais d’ailleurs c’est notre spécialité, nous intervenons dans les successions dites complexes . Quand un Notaire fait recours à notre service , c’est parce qu’il n’a pas la connaissance des Héritiers donc il a besoin d’un expert ,d’un spécialiste d’où celui qui sait comment mener l’enquête.

Notre travail c’est de venir sur le terrain et traiter par nous même le dossier en faisant les enquêtes de terrain , en menant des investigations donc notre travail par exemple c’est de trouver une porte d’entrée dans le dossier c’est à dire le village d’origine de la famille et venir investiguer localement en questionnant des Notables locaux, des Prêtres par exemple de  Paroisse, le Chef du village qui ensuite nous met en relation avec d’autres interlocuteurs , ce qui nous amènera à la fin à rédiger un tableau généalogique qui sera confirmé ensuite par un document juridique , nous l’obtenons grâce à des héritiers parce qu’on peut signer un acte juridique avec le confort des héritiers pour justement certifier les filiations , toutes les filiations qui amènent donc l’héritier au défunt originel de  la succession.

ETOILE D’AFRIQUE : Est qu’il ya une différence concernant la succession entre l’Europe et    l’Afrique ?

Laurent AUDIFREDI :

Oui, il ya une différence  concernant la succession, en Europe , on est plutôt coutumier du papier c’est à dire de prime abord en Généalogie en Europe , on se fie  à la source dite objective du papier , il ya les centres d’archives dans lesquels on peut faire recours  dans un premier temps par nos propres yeux aux sources directement .

Par contre , dans un second temps , on peut obtenir des témoignages , une fois que les héritiers ont été contactés pour venir confirmer nos recherches . Au niveau de l’Afrique , on procède différemment, on lance quelques pistes à distance mais généralement on se déplace sur le terrain et on va justement recueillir les témoignages .

Les premières sources , les premières informations qu’on obtient sont via les témoignages de différentes familles qui auraient connu la famille et qui pourraient nous mettre en lien avec les héritiers et dans un second temps ,nous obtenons le document juridique qui vient justifier la filiation. Alors ,c’est dans ce sens que la méthode est un peu différente .

ETOILE D’AFRIQUE : Celà fait combien d’années que vous êtes présent en AFRIQUE ?

GOUTOT ROEHRIG dans un premier temps est une Entreprise qui existe depuis 130 ans , on a célébré nos 130 ans d’existence depuis l’année dernière sur le sol Africain précisément à Marrakech.

En Afrique , on est aujourd’hui très actif depuis au moins une quinzaine d’années , on a une équipe dédiée aux affaires , aux missions Africaines , celà représente aujourd’hui entre 150 et 200 dossiers  Africains qui nous amènent justement à mener nos missions sur le sol Africain, c’est une activité qui est en pleine explosion .

On a eu des échanges très intéressantes avec quelques Notaires Africains qui nous ont dit qu’il ya une attente donc on est très content.

Il ya une volonté très claire de venir à la rencontre du Notariat Africain pour voir les compétences , échanger ,comprendre et dans tous les cas il aura une adaptation forcément utile puisqu’on ne peut pas venir importer nos méthodes françaises aux Africains , il faut qu’on discute .

Le premier point très important c’est qu’il ya des besoins , une demande du notariat Africain de venir consolider quelque part, ils ont besoin d’intervention. d’un expert dans la Généalogie pour éviter tous litiges postérieures .

ETOILE D’AFRIQUE : Avez vous  un appel à lancer à la population Ivoirienne ?

Ceux qui hésitent , je pense qu’il Nya pas d’hésitation mais plutôt de la méconnaissance de la profession de la généalogie c’est tout à fait normal parce qu’on est à la base une profession Franco- Francaise qui suit justement des différentes évolutions surtout à l’évolution Franco- Francaise. 

Ce qui est important à retenir est que nous, en tant que généalogiste , on ne demande pas au Notaire d’avancer de l’argent que nous allons justement nous  investir dans les recherches et nous prenons à  notre charge toutes les dépenses nécessaires pour les investigations et ce n’est qu’à la fin que nous adressons une facture et prélevons sur les actifs de la succession.

Adèle -Delphine TETI 

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