CÔTE D’IVOIRE : PLUSIEURS CADRES DU FRONT COMMUN CONVOQUÉS 3 JOURS APRÈS LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES
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CÔTE D’IVOIRE : PLUSIEURS CADRES DU FRONT COMMUN CONVOQUÉS 3 JOURS APRÈS LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES

*Côte d’Ivoire : Plusieurs cadres du Front Commun convoqués 3 jours après les élections présidentielles

Au lendemain de la présidentielle 2025, plusieurs cadres de l’opposition ont été convoqués par la police criminelle. Ces convocations, tombées dans la soirée du lundi 27 octobre, font déjà couler beaucoup d’encres et suscitent l’inquiétude dans les états-majors politiques.

Selon des sources concordantes, sept responsables du PDCI-RDA sont attendus, ce mardi 28 octobre 2025, à la Direction de la Police Criminelle (DPC) dont Noël Akossi Bendjo, Sylvestre Emmou, Georges Philippe Ezaley , Augustin Dia Houphouët Yohou et biens d’autres.

La convocation aurait été déposée au siège du parti à Cocody, en fin de journée.

L’opposition parle de “traque politique”

L’information n’a pas tardé à enflammer les réseaux sociaux. Dans le même temps, treize cadres du PPA-CI ont également reçu des convocations similaires. Sur la liste figurent
Sébastien Dano Djédjé, Justin Katinan Koné, Michel Gbagbo, maitre Habiba Touré, Assoa Adou, Demba Traoré, Damana Pickass, Kassoum Fadiga, Zéréhoué Yoro Edouard, Sam Etiassé, Hubert Oulaï, Séhi Gaspard. On ne connaît pas les motifs de cette convocation pour l’instant mais du côté du PPA-CI, un cadre sous couvert d’anonymat s’indigne :

« Nous assistons à une véritable chasse aux sorcières. Ces convocations n’ont rien de juridique. C’est une manœuvre pour intimider les leaders de l’opposition », affirme-t-il.

Même son de cloche au PDCI-RDA, où un proche de la direction parle de “pressions politiques post-électorales”.

Les autorités appellent au calme et à la sérénité

Face à la montée des tensions, une source proche du Front Commun tient à rassurer les opposants.

« Il ne s’agit pas d’arrestations, mais d’auditions dans le cadre des enquêtes en cours. Les convocations sont légales et doivent être respectées », explique- t-elle.

Cependant, dans l’opinion, la méfiance reste de mise. De nombreux observateurs redoutent une réédition des tensions post-électorales passées.

Un tournant décisif pour la réconciliation nationale

Alors que le pays s’était engagé sur la voie du dialogue et de la cohésion nationale, ces nouvelles convocations risquent de fragiliser un équilibre encore précaire. L’heure est désormais à l’observation.

Les regards sont tournés vers la Police Criminelle de Cocody, où les auditions prévues ce mardi s’annoncent décisives pour la suite du climat politique ivoirien.

                 ADT

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