Côte d’Ivoire : Pour sauver sa vie, un citoyen demandeur d’asile en France
Il existe aujourd’hui encore des citoyens ivoiriens qui ne peuvent prendre le risque de fouler la terre de leurs ancêtres, sous peine d’être jetés en prison. C’est le cas de Vanié Ganhoun Jules réfugié, aujourd’hui , en France. Son tort, avoir dénoncé, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l’implication de la première dame, en l’occurrence madame Dominique Ouattara, dans l’affaire des 240 familles de la cité CNPS de Bouaké.
La publication faite en février 2025 depuis la France a provoqué le courrou des inconditionnels du pouvoir. Entraînant des menaces de mort qu’il enregistre tous les jours. Les auteurs desdites menaces affirment être du RHDP, le parti au pouvoir. Monsieur Vanié Ganhoun Jules prenant ces menaces au sérieux a décidé de demander la protection de l’État français en attendant que l’atmosphère d’insécurité et de violation des droits de l’homme se dissipent en Côte d’Ivoire. Une décision sans conséquence pour lui qui avait hâte de rentrer au pays, retrouver ses enfants. et son épouse. Cette situation est d’autant plus inquiétante que les interpellations et enlèvements sont légion au pays d’Houphouët Boigny . Les militants des partis de l’opposition sont les plus visés par ces interpellations. Le PPA-CI, le parti de Laurent Gbagbo selon la direction du parti compte 1600 prisonniers d’opinion à présent.
Adèle -Delphine TETI
