ACTE DE VANDALISME À LA RIVIERA 2Des individus fracassent le portail du pylône en face de l’Allocodrome
ACTE DE VANDALISME À LA RIVIERA 2
Des individus fracassent le portail du pylône en face de l’Allocodrome
La nuit du jeudi 19 mars 2026 a été marquée par un acte de vandalisme au quartier de Cocody Riviera 2, en face de l’Allocodrome. Aux environs de 20h, des occupants, de manière anarchique, ont forcé le portail du pylône malgré sa fermeture ordonnée par le tribunal de Côte d’Ivoire pour occupation illégale.
Le syndic de la Riviera 2 Sogefiha, dépêché sur les lieux, a rappelé que des procédures judiciaires sont déjà en cours concernant ce pylône :
« Nous allons encore engager d’autres procédures puisque nous sommes déjà devant les tribunaux », a-t-il déclaré.
De quoi s’agit-il ?
Le terrain en question appartenait à la Sogefiha, qui a vendu les logements et dont les parties communes relèvent exclusivement des copropriétaires. Conformément à la loi n°2019-576 du 26 juin 2019 instituant le Code de la Construction et de l’Habitat, toutes les parcelles relevant des parties communes sont la propriété exclusive des copropriétaires.
À cela s’ajoute une disposition essentielle : le cahier des charges de la copropriété de la Riviera 2, approuvé en 1982, stipule expressément que les espaces verts et parties communes sont transférés à l’Association Syndicale des copropriétaires (articles 14, 15 et 28). Ces dispositions, renforcées par la loi de 2019, confirment que les parties communes relèvent exclusivement des copropriétaires. Toute occupation sans titre, comme celle du pylône litigieux, constitue une violation manifeste des droits de la copropriété et des règles d’urbanisme.
Depuis près de 20 ans, un pylône de la société AROBASE (transféré de MTN CI, puis revendiqué par IHS CI) occupe anarchiquement cette parcelle, initialement prévue comme espace vert. Malgré les revendications du syndicat pour obtenir un loyer, aucune décision favorable n’a été rendue jusqu’à ce que le tribunal ordonne le déguerpissement.
Le syndic précise :
« Nous nous battons contre IHS CI et MTN CI qui revendiquent la paternité de cette partie commune. Les documents en notre possession ne mentionnent en aucun cas un terrain en bordure de voie. Nous n’avons jamais donné l’ordre à quiconque de casser la serrure. »
Appel lancé
Le syndicat des copropriétaires et le syndic appelle le Ministère de la Construction à faire respecter les droits des copropriétaires et à mettre fin aux appropriations illégales et anarchiques des parties communes. Il demande une réaction ferme et rapide afin que les syndicats soient pleinement protégés dans leurs litiges.
L’affaire est en cours et de nouvelles procédures devraient être engagées.
Adèle-Delphine TETI
