UNITÉ, HISTOIRE ET DÉVELOPPEMENT : LES TEMPS FORTS DU MESSAGE DU DÉPUTÉ DE GRAND LAHOU À BADADON
À l’occasion du festival WALÈ Ô DON , organisé à Badadon, le député de Grand-Lahou et représentant du ministre des Sports, Metch Silas, a prononcé le samedi 04 Septembre 2026 , une allocution axée sur la réconciliation de la communauté Avikam, la valorisation du patrimoine historique local et la nécessité d’une vision unifiée du développement.
D’emblée, l’intervenant a salué l’initiative des jeunes du projet « Grand-Lahou d’hier à aujourd’hui », louant leur démarche constructive visant à rassembler les fils et filles de la région. En outre, il a insisté sur l’impératif de dépasser les clivages internes. Par conséquent, il a fustigé la multiplication des festivals fragmentés à travers les différents villages Avikam durant les vacances, estimant que cette dispersion met en péril à l’impact culturel de la communauté.
Pour remédier à cette situation, il a formulé une proposition concrète : fédérer ces initiatives autour d’un festival tournant et inclusif. De surcroît, cet appel à l’unité s’accompagne d’une main tendue aux organisateurs en vue de concertations futures.
Par la suite, l’orateur a captivé l’auditoire en rappelant le rôle prépondérant joué par Grand-Lahou par le passé. Documents à l’appui , notamment des cartes datant de 1893 dressées par le capitaine Marchand , il a rappelé que Grand-Lahou fut jadis un chef-lieu de cercle incontournable, exerçant son autorité sur de vastes territoires allant de Lakota à Divo, et s’imposant comme une plaque tournante du commerce fluvial et colonial le long du fleuve Bandaman.
Malgré tout, force est de constater que la mémoire de ce riche passé tend à s’effacer, en particulier auprès de la jeune génération. D’une part, le déplacement de la ville historique vers l’actuelle Lahou-2 en 1977, causé par l’avancée de la mer, a profondément transformé la géographie locale. D’autre part, la méconnaissance de l’immensité géographique du département — qui s’étend de la côte jusqu’au nord — constitue, selon lui, un frein majeur au développement harmonieux de la région.
Vers une synergie d’action pour l’avenir
En définitive, le message transmis à Badadon résonne comme un appel à la prise de conscience collective. En s’appuyant sur l’exemple de ses collaborations passées, notamment au sein du Conseil général, l’élu a démontré que le développement s’affranchit des clivages politiques pour peu que l’on cultive l’exigence et le travail d’équipe.
Finalement, cette rencontre s’est conclue sur une note de partage mémoriel, les archives historiques présentées par le député témoignant du potentiel de cette cité qui failli, jadis, devenir la capitale portuaire de la Côte d’Ivoire.
Adèle Delphine TETI ( journaliste)
