ALEXANDRE DRAMAN, COMMISSAIRE GÉNÉRAL DU DJAKA FESTIVAL DONNE L’IMPORTANCE DU FESTIVAL…
En prélude du DJAKA FESTIVAL qui se tiendra du 08 au 16 Août prochain à Divo, monsieur Alexandre DRAMAN, Commissaire Général dudit festival s’est exprimé en donnant l’importance de ce festival lors d’une interview ce samedi 11 Juillet 2026 au palais de la culture de Treichville.
Journaliste : Bonjour Monsieur Alexandre, pleinement investi, Commissaire Général du Djaka Festival. Alors, Djaka Festival, qu’est-ce que c’est ?
Monsieur le Commissaire General: Djaka Festival, c’est le festival de la joie, du divertissement, de l’allégresse. Djaka veut dire la joie, le divertissement, l’allégresse, le bonheur qui tranche avec toutes les difficultés que nous avons.
Journaliste : Alors, nous sommes à la 17ème édition qui sera couplée avec les 20 ans. Quelles innovations pour cette année ?
Monsieur le Commissaire General : Les innovations, c’est déjà de revisiter certains thèmes du Djaka Festival qui vont dans le sens de la cohésion et de la paix, à savoir le thème des alliances interethniques et des familles matrilinéaires. Ce sont des thèmes qui sont très importants pour maintenir la paix et la cohésion dans la région et dans le pays. Ensuite, nous invitons de grands peuples : les Sokya — ils sont venus nombreux —, puis les Avikam, les Alladian, et les N’Gban qui seront là. Ce sont des frères qui sont membres du Djaka mais qui viendront de Grand-Lahou directement. Ce sont des innovations majeures. Ensuite, nous avons décidé de faire un circuit dans la ville de Divo et aller vers Lozoua pour voir comment est-ce que le planting, donc, du raphia peut faire pérenniser notre patrimoine culturel qui est le pagne. Ce sont des innovations majeures que nous allons présenter cette année.
Journaliste : Alors, le Djaka, c’est… Quelles motivations à inviter les Sokya et les Alladian?
Monsieur le Commissaire General : Inviter les Sokya, c’est très important parce qu’ il faut… Dans l’histoire, il est dit que les Sokya, ce sont des Didas. Ils sont partis de Hiré, notamment des villages Kagbé et Gogobro. Par la migration, ils sont allés jusqu’à Vavoua. Parler de la culture dida, de Divo, sans parler des Sokya, c’est comme si on n’avait pas encore atteint nos objectifs. C’est pour cette raison que nous appelons les Sokya à venir. Les Alladian, c’est parce que ce sont nos alliés, mais en même temps, les Alladian, la plupart des Alladian ont pour mère… Dida. Ça veut dire que la culture alladian est empreinte aussi de la culture dida. Il faut les appeler… les appeler aussi pour voir comment est-ce que cette culture est pérennisée dans la région. Et enfin, les Gban, qui font partie du Djaka Festival, et puis qui vont montrer que, effectivement, nous sommes un. Nous sommes unis et c’est ensemble que nous faisons la promotion de notre culture.
Journaliste : Monsieur le Président, le Djaka, c’est aujourd’hui 20 ans. Quel bilan faites-vous des 20 années, et surtout, quel héritage pour la génération future ?
Monsieur le Commissaire General : Nous sommes satisfaits de ce que nous avons fait durant ces 20 ans parce que l’on disait, l’on pensait que les Dida, les Godié, les Neyo n’avaient pas d’histoire, vu que nous ne sommes pas nombreux. Mais au fur et à mesure que nous avançons, la population, les peuples se rendent compte que nous avons une culture variée, très riche, et qui n’a même pas encore été pratiquement entamée. Et c’est une satisfaction pour nous de savoir que dorénavant, nous pouvons nous présenter au monde avec notre culture, avec notre patrimoine culturel. C’est vraiment ce qui était important dans l’histoire. Ensuite, savoir que tout le monde attend dorénavant le rendez-vous du Djaka Festival, c’est une autre satisfaction. Avant, on n’attendait pas ça. Dorénavant, on sait qu’en août, il y a un grand rendez-vous sur 10 jours à Divo. Un rendez-vous, qu’on appelle Djaka Festival, pour célébrer la culture, mais en même temps, chacun vient découvrir, chacun vient prendre un cadeau, un petit souvenir. Et c’est. ça qui fait aujourd’hui le Djaka Festival.
Interview réalisée le samedi 11 juillet 2026 par Adèle Delphine TETI ( Journaliste)
